Le 1er septembre 2026, deux acteurs du cloud souverain ont obtenu le même jour la qualification SecNumCloud, délivrée par l’ANSSI. Numspot décroche le sésame pour son offre IaaS, tandis qu’OVHcloud l’obtient pour sa nouvelle plateforme, SNC Cloud Platform.
Chez Numspot, la souveraineté se mesure grâce aux critères
Pour Numspot, la qualification SecNumCloud vient couronner l’offre IaaS de sa plateforme de services cloud, aux côtés de certifications déjà acquises comme l’ISO 27001 ou l’HDS pour l’hébergement de données de santé. L’entreprise poursuit la même démarche sur son offre PaaS, avec une attention portée aux services managés dédiés à la donnée et à l’intelligence artificielle.
Eric Haddad, le président de Numspot, parle d’une logique de progression plutôt qu’un aboutissement.
Le fait que notre IaaS soit désormais qualifié SecNumCloud par l’ANSSI est un marqueur concret de notre niveau d’exigence et nous place parmi les rares acteurs disposant de cette qualification sur leur offre IaaS
Eric Haddad, le président de Numspot
Il ajoute qu’il veut apporter le même niveau d’exigence à l’ensemble de la chaîne de services, PaaS et IA compris.
Cette approche par étapes fait écho à ce qu’il nous détaillait déjà lors d’un échange en mai dernier sur la notion de souveraineté cloud. Une notion jugée galvaudée par le président du groupe, notamment par le marketing de certains hyperscalers américains. Pour lui, seuls les critères factuels et vérifiables permettent de trancher : qualification cybersécurité, statut légal du capital, absence de filiales extra-européennes, ou encore niveau de dépendance à des briques logicielles non open source. “Si on a un critère qui s’appelle SecNumCloud, ça veut dire que c’est SecNumCloud”, résumait-il en plaidant pour des référentiels qui ne prêtent pas à interprétation.
OVHcloud : comme une troisième corde à son arc
De son côté, OVHcloud annonce sa troisième offre qualifiée SecNumCloud avec SNC Cloud Platform (après Bare Metal Pod et VMware on OVHcloud). Ce cloud public de confiance, facturé à l’usage et bâti sur des API ouvertes et des standards open source, vient compléter la gamme du groupe roubaisien pour couvrir un spectre d’usages allant de “l’environnement le plus isolé au plus flexible”, lit-on dans le communiqué de l’entreprise.
Octave Klaba, fondateur et CEO d’OVHcloud y voit un enjeu plus large que le seul marché français.
À l’heure où l’IA accroît les besoins en infrastructures de confiance, l’Europe doit pouvoir s’appuyer sur des technologies qu’elle maîtrise. C’est précisément ce que nous construisons chez OVHcloud, avec un cloud public qualifié et accessible à l’usage. Après la France, nous allons proposer cette plateforme à l’ensemble de nos régions européennes.
Octave Klaba, fondateur et CEO d’OVHcloud.








