Après un été marqué par plusieurs piratages retentissants au sein des services publics, le Premier ministre aurait demandé des résultats auprès de son équipe gouvernementale. Top départ : quinze jours pour appliquer le plan cyber dévoilé fin avril.
Un plan d’avril à sortir des cartons
Réuni en séminaire budgétaire lundi 31 août, le gouvernement aurait vu la thématique cyber s’inviter dans les échanges. Selon des informations rapportées par franceinfo auprès de son entourage, Sébastien Lecornu aurait demandé à chaque ministre de s’assurer, sous une quinzaine de jours, de la mise en œuvre du plan présenté le 30 avril de cette année. Ce dernier prévoyait le déblocage de 200 millions d’euros pour renforcer les moyens consacrés à la cybersécurité.
“Le Premier ministre a donné quinze jours à chaque ministre pour s’assurer que le plan demandé en avril dernier soit mis en œuvre“, aurait expliqué un membre de l’entourage à nos confrères de franceinfo. Une décision prise après un mois d’août marqué par les cyberattaques.
Le plan en question
Le plan en question avait été dévoilé lors d’une visite à l’ANTS après l’attaque informatique de la plateforme en avril dernier. Le Premier ministre annonçait alors la fusion de la DINUM et de la DITP pour créer une “autorité numérique de l’Etat” rattachée à Matignon, chargée d’assurer la “standardisation et la sécurisation des infrastructures numériques des ministères”. Il prévoyait également un renforcement des moyens financiers, avec 200 millions d’euros consacrés aux outils de détection et à la cryptographie post-quantique. Deux autres leviers financiers étaient cités : un seuil de “5% des budgets numériques” de chaque ministère devait être fléché vers la cyber dès 2027 mais aussi une réaffectation de “l’ensemble des amendes prononcées par la CNIL” vers un fonds de modernisation numérique de l’Etat.








