Alors que le Festival de Cannes attire chaque année l’attention mondiale, une autre mécanique tourne sans interruption en arrière-plan : celle des infrastructures numériques. Gestion des accès, disponibilité des systèmes, cybersécurité, continuité de service… l’événement repose sur une architecture IT capable d’absorber des pics d’activité critiques pendant plusieurs semaines.
Pour soutenir cette organisation, le Festival s’appuie sur une pile de virtualisation open source développée par l’éditeur français Vates.
Une petite équipe IT face à des contraintes permanentes
Le Festival de Cannes fonctionne avec une équipe informatique réduite. Arrivé début 2023 après huit années passées à la Monnaie de Paris, le responsable informatique du Festival a dû prendre en main une infrastructure répartie entre Paris et le Palais des Festivals, avec seulement deux personnes pour assurer le maintien en conditions opérationnelles, renforcer la cybersécurité et garantir la continuité de service pendant les périodes les plus sensibles.
« Lorsque je suis arrivé au Festival, le contexte était très différent de mon précédent poste. Nous étions une équipe beaucoup plus petite, avec un périmètre très large et une infrastructure qui devait fonctionner sans faille pendant les périodes critiques », explique le responsable IT du Festival de Cannes (traduit de l’anglais).
Avant la bascule vers Vates VMS, l’organisation s’appuyait sur Citrix Hypervisor. Mais la plateforme ne répondait plus aux attentes de l’équipe : support jugé lent, faible évolution technologique et complexité croissante de l’environnement. La question des sauvegardes a finalement servi de point de bascule.
« Les sauvegardes sont simples, fiables et les rapports sont clairs. La restauration au niveau fichier a été un argument fort pour nous, car c’est une fonctionnalité que nous utilisons réellement », poursuit-il (traduit de l’anglais).
Une infrastructure répartie entre Paris et Cannes
Le Festival exploite désormais deux pools de quatre serveurs répartis entre Paris et Cannes. Cette architecture à double site constitue la base de sa stratégie de reprise d’activité. Les bases de données reposent sur SQL Server High Availability, les serveurs de fichiers sont répliqués via DFS et l’infrastructure de stockage s’appuie sur des SAN iSCSI complétés depuis 2024 par des NAS.
Pendant le Festival, certains services critiques sont déplacés physiquement au plus près de Cannes afin de réduire la latence et permettre des interventions rapides en cas d’incident.
L’équipe utilise plusieurs fonctionnalités de la plateforme au quotidien pour superviser l’environnement : tableaux de bord centralisés, démarrage automatique des machines virtuelles critiques, outils de détection d’anomalies ou encore gestion des sauvegardes. L’entreprise met également en avant la réduction de la surface de vulnérabilité par rapport à VMware, la disponibilité d’un support français 24h/24 et un modèle de licence jugé plus soutenable.
L’open source comme levier de maîtrise
Au-delà de l’exploitation quotidienne, le Festival prévoit déjà une nouvelle étape de modernisation. L’infrastructure pourrait évoluer : « Nous étudions une infrastructure hyperconvergée avec XOSTOR afin de simplifier encore davantage l’environnement. Le but est de réduire la complexité, pas d’ajouter une couche supplémentaire », indique le responsable IT du Festival (traduit de l’anglais).
Le renouvellement complet des équipements réseau est également prévu d’ici la fin de l’année. Ce retour d’expérience illustre la place prise par les questions de résilience opérationnelle, de maîtrise budgétaire et de souveraineté technologique : derrière l’image publique du Festival, l’infrastructure IT reste un élément central de la continuité de l’événement.




