Le fournisseur américain de stockage EverPure annonce un partenariat avec le français Vates, éditeur de la plateforme de virtualisation XCP-ng. Derrière cette alliance, c’est tout un mouvement qui commence à prendre forme autour des entreprises cherchant à réduire leur dépendance à VMware depuis le rachat de l’éditeur par Broadcom.
Le marché de la virtualisation continue de se réorganiser après le rachat de VMware par Broadcom. Dernier exemple en date, le fournisseur américain EverPure a annoncé un partenariat avec Vates, société française connue pour sa plateforme open source XCP-ng et son outil de gestion Xen Orchestra. L’intérêt est de proposer une alternative plus intégrée aux entreprises souhaitant quitter l’écosystème VMware sans reconstruire entièrement leur infrastructure.
Depuis plusieurs mois, de nombreuses entreprises dénoncent la hausse des coûts, les changements de licences et la complexification des offres VMware depuis leur intégration chez Broadcom. Le sujet dépasse désormais les seuls hyperviseurs. Toute la chaîne infrastructurelle commence à bouger, du stockage à l’orchestration. « Moderniser ne doit pas signifier tout remplacer », résume Olivier Lambert, CEO et cofondateur de Vates. Le dirigeant estime que les entreprises cherchent désormais à « retrouver de la maîtrise sans compromettre la stabilité de leur production ».
Vates profite du moment VMware
Longtemps cantonné à une position d’alternative open source plus confidentielle, Vates bénéficie aujourd’hui d’un contexte bien plus favorable. L’éditeur français apparaît régulièrement dans les discussions autour des stratégies de sortie de VMware, notamment dans les organisations sensibles aux enjeux de souveraineté ou de maîtrise des coûts.
Le partenariat avec EverPure montre aussi que les alternatives européennes commencent à gagner en crédibilité auprès d’acteurs internationaux de l’infrastructure. L’enjeu n’est plus seulement technologique. Il devient aussi commercial et géopolitique.
Une souveraineté désormais très concrète
Le terme de souveraineté numérique a longtemps été associé au cloud ou aux données. Il s’étend désormais aux couches plus basses de l’infrastructure, y compris la virtualisation et le stockage. Les entreprises qui envisagent de quitter VMware ne cherchent pas forcément une révolution technique. Beaucoup tentent surtout d’éviter un verrouillage technologique trop fort et des coûts devenus difficiles à anticiper. C’est précisément sur ce terrain que des acteurs comme Vates essaient désormais de se positionner.




