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La Caisse des Dépôts s’appuie sur Mistral AI pour structurer ses usages de l’IA

La Caisse des Dépôts a retenu Mistral AI dans le cadre d’un accord visant à déployer des solutions d’IA générative et des capacités de calcul au sein du groupe. Le dispositif, porté par 19 filiales, confirme le rôle de la commande publique dans la structuration d’un marché européen de l’IA.

Un accord autour de l’IA générative et du calcul

La Caisse des Dépôts a annoncé un accord avec Mistral AI pour déployer des outils d’intelligence artificielle et accéder à des capacités de calcul. Le contrat couvre deux volets, avec d’un côté les solutions d’IA générative, et de l’autre l’acquisition de puissance de calcul, notamment en passant par des GPU.

19 filiales du groupe participent au dispositif d’achat mutualisé. Parmi elles figurent notamment Bpifrance, Docaposte, La Banque Postale, CNP Assurances, Icade ou encore CDC Habitat. Cette mutualisation doit permettre de partager les ressources au sein du groupe, tout en soutenant une offre technologique européenne.

Jusqu’à 100 000 utilisateurs visés

Le déploiement doit se faire progressivement. En première phase, près de 40 000 licences d’IA générative doivent être mises à disposition des équipes, avec une cible pouvant atteindre 100 000 utilisateurs sur la durée du contrat.

La Caisse des Dépôts prévoit aussi la création d’une « IA Factory », pensée comme un accélérateur interne pour industrialiser les usages de l’IA. Le dispositif doit bénéficier aux entités du groupe, mais aussi aux acteurs publics et aux territoires.

La commande publique comme levier de souveraineté

Pour Olivier Sichel, directeur général du groupe Caisse des Dépôts, la souveraineté numérique constitue un enjeu stratégique et doit passer par la commande, notamment publique. Le choix de Mistral AI s’inscrit donc autant dans une logique d’usage que dans une volonté de soutenir un acteur européen de l’IA.

L’accord s’intègre au plan « Horizon numérique 2030 » de la Caisse des Dépôts, doté de 18 milliards d’euros d’ici 2030. Ce programme vise à accompagner la transformation numérique de l’économie française et européenne, avec une attention particulière portée à la souveraineté technologique.

Un marché important, mais encore à suivre dans ses usages

L’avis de marché initial mentionnait une valeur estimée de 70 millions d’euros hors taxes et une valeur maximale de 140 millions d’euros pour cet accord-cadre. Reste désormais à observer comment ces outils seront réellement intégrés dans les métiers. L’annonce donne un cadre industriel et politique clair, mais la portée du projet dépendra surtout de la capacité du groupe à transformer ces licences et ces ressources de calcul en usages solides, sécurisés et réellement adoptés.