En désignant ScoreFact pour piloter un futur dispositif de labellisation, la Direction générale des Entreprises tente d’aider les entreprises à s’orienter dans un écosystème de prestataires parfois difficile à décrypter.
Un marché de prestataires de la transformation numérique abondant… mais peu lisible
Externaliser sa stratégie numérique, sa cybersécurité ou ses outils de gestion est devenu une pratique courante. Encore faut-il savoir à qui s’adresser. Derrière la diversité des offres, le manque de repères reste marqué. En 2025, 37 % des dirigeants déclarent rencontrer des difficultés à identifier un prestataire adapté, selon le baromètre de France Num.
Dans son communiqué, la DGE souligne que « le manque de confiance envers les prestataires numériques et le manque de repères […] reste un frein important pour les entrepreneurs ». Un constat qui a conduit l’administration à lancer un appel à projets pour structurer l’offre.
La satisfaction client comme socle du futur label
C’est ScoreFact qui a été retenue pour concevoir ce dispositif. L’approche choisie repose sur une mesure standardisée de la satisfaction client, confiée à un tiers de confiance, avec une méthodologie commune à l’ensemble des prestataires évalués.
Le projet vise notamment à « garantir le niveau de satisfaction client des prestataires labellisés » et à « offrir aux entreprises un repère clair et lisible dans un marché dense ». Ce choix traduit une volonté de s’appuyer sur des données comparables, plutôt que sur des critères déclaratifs. Le futur label doit permettre d’identifier plus facilement les prestataires engagés dans une démarche de qualité, tout en apportant un cadre d’évaluation homogène dans un marché très fragmenté.
Installer des repères durables dans l’écosystème
Au-delà de la labellisation, la démarche vise à structurer l’ensemble de l’écosystème des experts du numérique. En introduisant un référentiel commun, la DGE cherche à sécuriser les parcours de transformation et à faciliter le recours aux prestataires, notamment pour les entreprises les moins avancées sur ces sujets.
L’administration insiste sur le fait que le dispositif doit « valoriser les professionnels engagés dans une démarche d’excellence ». Avec en ligne de mire, une ambition plus large : « sécuriser les parcours de transformation numérique des entreprises et accélérer l’adoption du numérique » sur le territoire.








