Une vidéo largement reprise en ce début du mois d’avril, montre un candidat supposé développeur incapable de répondre à une demande inhabituelle : répéter une insulte visant Kim Jong-un. En moins de 90 secondes, l’entretien tourne court. Le recruteur pense avoir identifié un imposteur.
Une scène brève, un malaise immédiat
La séquence est courte, presque banale. Elle est relayée par Tanuki42, chercheur en sécurité blockchain, sur X. Un entretien d’embauche à distance, un échange qui démarre normalement, puis une demande inattendue. Le recruteur invite le candidat à répéter une phrase insultante à l’égard de Kim Jong-un : « Kim Jong-un is a fat ugly pig ».
Cette requête n’a rien d’anodin. Elle ne vise pas à évaluer une compétence, mais à tester une réaction. Dans un contexte où certains candidats peuvent dissimuler leur identité ou utiliser des artifices, y compris des outils de falsification à distance, le recruteur cherche à provoquer une réponse spontanée, difficile à anticiper ou à simuler.
L’homme hésite, semble chercher une issue. Il ne s’exécute pas. Le flottement s’installe, suffisamment longtemps pour éveiller un doute. En quelques dizaines de secondes, la suspicion prend le dessus sur l’évaluation technique. L’entretien est interrompu. Pour le recruteur, le verdict est clair : quelque chose ne correspond pas.
Here is a video of a North Korean IT worker being stopped dead in their tracks upon being required to insult Kim Jong Un.
It won’t work forever, but right now it’s genuinely an effective filter. I’m yet to come across one who can say it. https://t.co/8FFVPxNm8X pic.twitter.com/KXI5efMo5L
— tanuki42 (@tanuki42_) April 6, 2026
Quand l’entretien devient un terrain d’observation
En moins de deux minutes, l’échange ne porte plus sur les compétences, mais sur la cohérence du profil présenté. L’entretien devient un espace de vérification implicite, où chaque réaction est observée comme un indice, ce qui s’apparente à de l’ingénierie sociale inversée.
La question posée agit comme un test de rupture. Là où un candidat préparé peut dérouler un discours technique sans difficulté, une demande imprévue oblige à sortir du cadre. Elle vise à vérifier que la personne à l’écran est bien celle qu’elle prétend être, et qu’elle réagit sans filtre.
Le cadre professionnel glisse ainsi vers une forme d’épreuve informelle, où l’objectif n’est plus seulement de recruter, mais de lever un doute. En quelques secondes, l’entretien change de nature : il ne s’agit plus d’évaluer un profil, mais d’en confirmer l’authenticité.
Sur X, le chercheur souligne : “Ça ne fonctionnera pas éternellement, mais pour l’instant, c’est vraiment un filtre efficace. Je n’en ai pas encore rencontré un seul capable de le dire“.








