Avec 80 000 agents concernés, le partenariat signé entre la DINUM et la Cnam marque une nouvelle étape dans le déploiement de LaSuite. Au-delà de l’équipement, c’est une transformation progressive de l’environnement de travail de l’État qui se structure, portée par une logique de souveraineté, de mutualisation et de standardisation.
Une nouvelle vague de déploiement à grande échelle
Le mouvement prend de l’ampleur. En s’engageant aux côtés de la direction interministérielle du numérique, la Caisse nationale de l’Assurance Maladie enclenche le déploiement de LaSuite auprès de l’ensemble de ses agents. Une bascule qui concerne plus de 80 000 collaborateurs et qui inscrit l’organisme dans une dynamique interministérielle déjà bien engagée.
Depuis début 2026, plusieurs grandes administrations ont été identifiées comme premières vagues de déploiement. Cette trajectoire s’appuie notamment sur la montée en puissance de Visio, solution de visioconférence appelée à devenir l’outil de référence, en remplacement des solutions extra-européennes.
« LaSuite est une solution souveraine et sécurisée conçue pour répondre aux besoins des opérateurs régaliens », rappelle Stéphanie Schaer, directrice interministérielle du numérique. Elle évoque « une nouvelle étape franchie » qui confirme l’accélération du déploiement et le renforcement de l’efficacité des services publics.
De l’outil à l’écosystème : la logique de co-construction
L’accord signé ne se limite pas à un déploiement technique. En rejoignant le Club LaSuite, la Cnam s’inscrit dans un modèle de gouvernance partagé, aux côtés des autres administrations contributrices.
La convention prévoit le développement de fonctionnalités spécifiques, une intégration renforcée dans les processus métiers et une participation active à la feuille de route technique de la solution. Une approche qui traduit une évolution profonde : les administrations ne sont plus seulement utilisatrices, elles deviennent co-constructrices de leurs outils numériques.
Ce modèle de mutualisation repose sur une gouvernance structurée, pilotée par la DINUM, avec un suivi régulier des développements et de l’usage des crédits. Un premier bilan sera présenté lors du second Club LaSuite, attendu au second semestre 2026.
Une stratégie assumée de souveraineté numérique
Derrière cette dynamique, une orientation claire : reprendre le contrôle sur les infrastructures et les données. Hébergée en France, fondée sur des briques open source et pensée pour les usages publics, LaSuite s’inscrit dans une stratégie plus large portée par l’État.
Comme le présente la DINUM, LaSuite rassemble des solutions « open source, hébergées en France », conçues pour renforcer l’autonomie des administrations.
Pour la Cnam, le choix est autant stratégique qu’opérationnel. « Ce partenariat marque une étape importante dans notre stratégie vers une plus grande indépendance numérique », souligne son directeur général Thomas Fatôme. Il insiste sur l’accès à des outils « entièrement hébergés en France », permettant de renforcer la protection des données sensibles.








