En mettant fin à Sora, OpenAI confirmerait un recentrage vers des priorités plus rentables, au détriment de ses initiatives dans la vidéo générative.
Une rupture nette avec l’IA créative grand public
L’annonce aurait pris de court The Walt Disney Company. Les équipes travaillaient encore sur un projet lié à Sora lorsqu’elles auraient appris, à peine trente minutes plus tard, l’abandon du produit, lit-on chez Reuters.
Cette décision mettrait fin à un accord estimé à un milliard de dollars, qui prévoyait notamment l’utilisation de plus de 200 personnages Disney dans des vidéos générées par IA. Mais l’opération n’aurait jamais été finalisée et aucun investissement n’aurait été engagé.
Présenté en 2024, Sora avait démontré la capacité de l’IA à générer des vidéos de qualité cinématographique à partir de prompts textuels, suscitant des initiatives similaires chez plusieurs acteurs du secteur.
Des contraintes techniques et de ressources
Le fonctionnement de Sora aurait mobilisé des ressources de calcul importantes, ce qui aurait limité celles disponibles pour d’autres équipes internes.
Cette contrainte interviendrait dans un contexte où OpenAI chercherait à se concentrer sur des activités identifiées comme plus lucratives. La décision s’inscrirait également dans une phase de préparation à une possible introduction en Bourse évoquée dans les informations publiées.
L’annonce aurait aussi surpris en interne, y compris au sein des équipes Sora, intervenant au lendemain d’une communication sur les standards de sécurité du produit.
Priorité au code, aux entreprises et à l’AGI
OpenAI concentrerait désormais ses efforts sur les outils de développement, les solutions destinées aux entreprises et la construction d’une intelligence artificielle générale.
Dans le même temps, l’entreprise travaillerait à regrouper ses capacités au sein d’une application unifiée. Cette évolution interviendrait alors que la concurrence se renforce, notamment avec Anthropic, dont l’outil Claude Code gagnerait en adoption.








