La majorité des flux numériques européens repose encore sur des technologies extraterritoriales (américaines, israéliennes…). Dans ce contexte, la création récente de l’European Digital Infrastructure Consortium témoigne d’une volonté claire de reprendre la main sur les enjeux de souveraineté. Mais cette ambition se heurte à un constat : en confiant leur cybersécurité à des fournisseurs extra-européens, entreprises et acteurs publics maintiennent l’Europe dans une position de dépendance technologique.
Cette dépendance soulève des risques bien réels : juridiques (Cloud Act), économiques (hausses tarifaires unilatérales) et stratégiques (cyberattaques). Il ne s’agit plus simplement de technologie, mais de maîtrise et de résilience. L’Europe doit reprendre le contrôle.
Des menaces spécifiques, des réponses trop génériques
Les cybermenaces diffèrent selon les langues, les usages et les régulations. Une réponse standardisée, conçue hors d’Europe, laisse des angles morts. L’évolution des usages (cloud, télétravail, SaaS) rend les anciens modèles de sécurité obsolètes. Les approches Zero Trust, filtrage fin et visibilité sur les flux sont désormais indispensables.
Les études récentes le confirment : seules 44 % des organisations forment leurs équipes à la cybersécurité et 22 % ont une vision claire des risques liés à l’IA. 79 % des entreprises françaises affirment que la souveraineté numérique pèsera dans leurs choix IT mais seulement 16 % analysent réellement leurs dépendances (Baromètre 2025 EY/Hexatrust).
Le défi de la construction d’un socle commun numérique
Pour répondre à ces enjeux, l’Europe doit structurer des réponses techniques, juridiques et industrielles robustes. Deux dispositifs méritent une attention particulière :
- le modèle SASE : l’architecture Secure Access Service Edge (SASE) et son volet SSE (Security Service Edge) sécurisent l’intégralité du trafic d’une entreprise en centralisant les données sensibles en un seul point de contrôle. Au-delà du simple filtrage, cela exige un opérateur, une infrastructure et une gouvernance dignes de confiance ;
- l’initiative European Digital Infrastructure Consortium : ce consortium européen (France, Allemagne, Pays-Bas et Italie) vise à mutualiser ressources et expertises pour concevoir des « communs » numériques ouverts et interopérables. Toutefois, c’est un premier pas. Il faudra accélérer le passage à la mise en œuvre à grande échelle pour disposer d’un écosystème industriel performant.
Les conditions pour passer à une souveraineté numérique effective
L’Europe doit dépasser les intentions pour passer à une mise en œuvre structurée :
- intégrer la souveraineté comme critère systématique de décision ;
- soutenir les solutions européennes dans leur passage à l’échelle ;
- faire de la souveraineté un levier de cybersécurité, pas un simple poste de coût.
La souveraineté numérique n’est plus une option idéologique, c’est une condition de survie pour l’économie européenne. L’Europe a les compétences, ce qu’il lui manque, c’est une mise en oeuvre ferme, coordonnée et lucide.
Ekinops : une réponse européenne concrète au défi SASE
Ekinops s’inscrit directement dans cette ambition européenne. Avec Olfeo by Ekinops, le groupe construit une alternative européenne aux solutions SASE extraterritoriales. Olfeo propose le volet SSE (filtrage, visibilité et contrôle des flux) tandis qu’Ekinops apporte la connectivité et l’orchestration réseau (SDWAN). Cette approche offre une solution SASE complète, souveraine et maîtrisée aux entreprises et acteurs publics européens.
Pour en savoir plus : https://www.ekinops.com/fr/









