Accueil Poste de travail L’administration française envisage un poste de travail Linux

L’administration française envisage un poste de travail Linux

L’administration française réfléchit à la mise en place d’un poste de travail basé sur Linux afin de réduire sa dépendance aux solutions propriétaires. Une circulaire récente encourage déjà le recours aux logiciels open source lorsque cela est pertinent.

L’État français explore la piste d’un poste de travail sous Linux

La Direction interministérielle du numérique (DINUM) étudie la possibilité de développer un environnement de travail basé sur GNU/Linux pour les administrations. Cette réflexion aurait été lancée en 2025 dans l’objectif de mieux maîtriser les infrastructures logicielles utilisées par l’État et de réduire certaines dépendances technologiques. L’existence de ce projet a été révélée dans une réponse gouvernementale à une question parlementaire. Celle-ci évoque un travail exploratoire autour d’un poste de travail reposant sur des technologies open source. L’information a été repérée et relayée par ZDNet.

Une orientation renforcée par une circulaire gouvernementale

Cette réflexion intervient alors qu’une circulaire publiée le 5 février par Sébastien Lecornu recommande aux administrations de privilégier les logiciels open source lorsque cela est pertinent. Le texte invite les services publics à examiner systématiquement cette option lors du choix de solutions numériques. Au-delà des considérations budgétaires, cette orientation s’inscrit dans une logique de souveraineté numérique. Les administrations cherchent à mieux maîtriser les briques logicielles qui structurent leurs systèmes d’information, tout en limitant certaines dépendances vis-à-vis d’éditeurs étrangers.

Un chantier complexe pour les systèmes publics

La généralisation d’un poste de travail Linux dans l’administration représenterait toutefois un chantier important. Les environnements informatiques publics reposent aujourd’hui largement sur des applications et des infrastructures conçues pour fonctionner avec des systèmes propriétaires. Une éventuelle transition nécessiterait donc des adaptations techniques, mais aussi un accompagnement des agents et une évolution de certaines pratiques de travail. Plusieurs administrations européennes ont déjà tenté ce type de migration avec des résultats contrastés.

Pour l’État français, la réflexion semble encore exploratoire. Elle illustre néanmoins l’intérêt croissant des pouvoirs publics pour les solutions open source dans les stratégies numériques publiques.