Accueil IA Zoom veut faire passer l’IA de l’assistance à l’exécution 

Zoom veut faire passer l’IA de l’assistance à l’exécution 

Zoom a présenté une nouvelle salve de fonctionnalités autour d’AI Companion. L’éditeur ne se contente plus de promettre des réunions mieux résumées : il veut relier conversations, documents, téléphonie et relation client dans une même logique d’exécution. Une ambition large, encore en partie au stade de l’annonce. 

De la réunion au “system of action” 

Zoom cherche à déplacer son récit. Il n’est plus seulement question de collaboration, mais d’un “system of action” capable de transformer une conversation en suite d’actions. Kimberly Storin, directrice marketing, a résumé cette évolution : « Avec l’Agentic AI, nous évoluons d’une plateforme de réunions vers un système d’insights et un système d’action. » 

Pour justifier ce virage, l’éditeur met en avant la fragmentation du travail quotidien. Zoom affirme que les salariés consacrent en moyenne 25 heures par semaine à des activités liées aux réunions, dont 63 % avant ou après celles-ci. L’objectif affiché est donc de réduire cette friction en reliant contexte, échanges et exécution. 

Dans un marché des outils collaboratifs en recomposition autour de plateformes unifiées intégrant nativement l’IA, Zoom met aussi en avant la reconnaissance de ses utilisateurs. L’éditeur indique que Zoom Workplace, Zoom Phone et Zoom AI Companion ont été distingués dans plusieurs catégories des G2 Best Software Awards 2026. La société figure notamment à la 16e place du classement Global Software Companies 2026 de G2 et arrive en tête de la catégorie visioconférence. 

AI Companion 3.0 au cœur du dispositif 

La pièce centrale de cette annonce s’appelle AI Companion 3.0. Zoom veut en faire une couche transversale, capable de comprendre ce qui se dit dans une réunion, un chat ou un appel, puis d’en déduire des résumés, des tâches, des suivis ou des documents. 

Parmi les nouveautés présentées, My Notes étend la prise de notes assistée par IA au-delà de Zoom lui-même, y compris à des échanges en présentiel ou sur d’autres plateformes. L’utilisateur saisit quelques points, puis l’IA complète à partir de la transcription pour produire un résumé, des enseignements clés et des actions. 

Zoom a aussi dévoilé AI Docs, AI Sheets et AI Slides. L’éditeur assure ne pas vouloir remplacer Microsoft 365 ou Google Workspace, mais connecter ses outils à ces environnements. « Notre objectif n’est pas de remplacer les suites de productivité existantes, mais de les connecter », a insisté Leo Boulton, responsable du marketing produit et sectoriel. 

Téléphonie, sécurité et expérience client 

La feuille de route dépasse largement la réunion. Sur Workplace, Zoom annonce une interface unifiée entre desktop, mobile et web, un assistant de groupe baptisé Zoomy Group Assistant, ainsi qu’un chat enrichi par l’IA pour hiérarchiser les messages et faire émerger les prochaines étapes. 

L’éditeur a également présenté une fonction de détection des risques de deepfake en réunion, avec des alertes en temps réel en cas d’audio ou de vidéo synthétique détectés. L’objectif affiché est de renforcer la confiance dans les échanges, notamment lors de discussions sensibles. 

Même logique côté téléphonie et relation client. AI Companion 3.0 s’étend à Zoom Phone pour capter les éléments clés d’un appel et automatiser les suivis. Zoom Virtual Agent 3.0, déjà lancé, doit de son côté traiter voix, chat, images et données structurées en temps réel. L’éditeur met enfin en avant des outils d’orchestration de parcours clients et d’analyse CX en langage naturel. 

Au fil de cette conférence, Zoom a surtout cherché à installer une idée : la conversation ne doit plus rester sans suite. Reste que plusieurs fonctionnalités relèvent encore d’annonces, avec des calendriers de disponibilité présentés comme provisoires.