Le 18 février, la Fédération des Tiers de Confiance du Numérique a réuni pouvoirs publics, autorités et acteurs économiques pour poser les bases opérationnelles de l’AI Act. Au cœur de l’initiative : un guide méthodologique de mise en conformité et l’annonce d’un futur label “IA de confiance”.
De la régulation au cadre opérationnel
La Fédération des Tiers de Confiance du Numérique a consacré une conférence aux défis concrets de mise en œuvre de l’AI Act. L’objectif n’était pas de commenter le texte européen, mais d’en organiser l’application sur le terrain.
Autour de la table figuraient notamment la Direction interministérielle du numérique, la DGE, l’ANSSI, la CNIL, l’ACPR, ainsi que Groupe BPCE et Société Générale. Une configuration qui illustre la transversalité du sujet : conformité, cybersécurité, protection des données, supervision financière et gouvernance interne se trouvent désormais étroitement liées.
Un guide pour anticiper les exigences
La FnTC a présenté à cette occasion un guide méthodologique de mise en conformité à l’AI Act. Déjà accessible, le document entend fournir des repères structurants pour anticiper les exigences du règlement et engager, sans attendre, les adaptations nécessaires.
Il s’agit d’outiller les organisations face aux défis identifiés lors de la conférence : interpréter correctement les obligations, organiser la gouvernance des systèmes d’IA et intégrer les bonnes pratiques permettant de concevoir et d’exploiter des systèmes éthiques et sécurisés. La démarche proposée vise à transformer la contrainte réglementaire en cadre méthodique.
Vers un label “IA de confiance”
Au-delà du guide, la Fédération a annoncé la création prochaine d’un label “IA de confiance”. Ce dispositif aura vocation à distinguer les organisations ayant structuré leur gouvernance IA conformément aux exigences du règlement européen.
Cette perspective introduit un changement de paradigme : la conformité ne serait plus seulement un exercice interne, mais un élément différenciant. À mesure que l’AI Act entre en application, la capacité à démontrer une gouvernance formalisée et alignée sur le cadre européen pourrait devenir un marqueur stratégique de crédibilité et de maîtrise.





