Un ressortissant russe a été condamné le 19 février 2026 par le tribunal judiciaire de Paris pour des attaques menées via le rançongiciel Phobos. Cinq ans d’emprisonnement dont un avec sursis, 80 000 euros d’amende et dix ans d’interdiction du territoire français : une décision qui s’inscrit dans un contexte de judiciarisation accrue des affaires de cyberextorsion.
Un opérateur de ransomware face à la justice
Le 19 février 2026, le tribunal judiciaire de Paris a condamné un ressortissant russe de 39 ans pour une série d’attaques informatiques commises à l’aide du rançongiciel Phobos, rapporte Le Monde. La juridiction a prononcé une peine de cinq ans de prison, dont un an assorti du sursis, ainsi qu’une amende de 80 000 euros. Une interdiction du territoire français pour une durée de dix ans complète la sanction.
Au cours de l’audience, le parquet avait requis une peine plus lourde, demandant huit ans d’emprisonnement et 100 000 euros d’amende. Le tribunal a finalement retenu une peine inférieure aux réquisitions, tout en actant la gravité des faits.
Extorsion, atteintes informatiques et blanchiment aggravé
Les faits reprochés portaient sur des attaques par rançongiciel, avec à la clé des infractions qualifiées d’atteintes à des systèmes de traitement automatisé de données, d’extorsion, d’association de malfaiteurs et de blanchiment aggravé. L’affaire s’inscrit dans le modèle désormais bien documenté des affiliés de groupes de ransomware, opérant à partir d’outils mis à disposition par une structure criminelle plus large.
L’épouse du prévenu, poursuivie dans le cadre du même dossier, a été condamnée à un an de prison pour non-justification de ressources.








