Plus de 60 leaders internationaux de la data et de l’IA se rassemblent au sein de “Data Voices” pour accélérer la démocratisation des usages et transformer la donnée en actif stratégique, au service des métiers, de la performance et de la confiance.
Lancée par Huwise, cette communauté mondiale de plus de 60 personnalités issues de différents continents et secteurs affirme une conviction commune : la donnée ne peut plus rester cantonnée aux silos techniques. Elle doit devenir un moteur concret de décision, d’innovation et d’impact durable.
Parrainée cette année par Michel Lutz, Chief Data Officer and Head of Data & AI chez TotalEnergies, l’édition 2026 rassemble Chief Data & Analytics Officers, directeurs innovation et IA, consultants, chercheurs et journalistes. Tous partagent une même ambition : faire évoluer les organisations vers de nouvelles façons de travailler, où la donnée est réellement accessible aux métiers et aux systèmes d’IA.
De la donnée stockée à la donnée utile
Trop souvent, la donnée demeure « stockée, analysée et inventoriée », sans être pleinement intégrée aux décisions quotidiennes. Data Voices entend précisément franchir ce cap.
Jean-Marc Lazard, Président et co-fondateur de Huwise, résume l’enjeu : « Aujourd’hui, un tournant s’opère : la donnée ne peut plus être perçue comme un simple sujet technique ou de conformité. Elle doit devenir un levier stratégique de création de valeur, au service des métiers, des décisions et de l’IA. »
La communauté se donne pour mission de constituer un point de référence pour les organisations souhaitant structurer ou accélérer leurs initiatives data et IA. Elle met en lumière des approches concrètes et éprouvées, avec l’objectif de dépasser les cloisonnements persistants entre technologie, business, gouvernance et culture.
« Il existe encore de nombreux silos freinant la création de valeur autour de la donnée »
Jean-Marc Lazard, président et co-fondateur de Huwise.
Valoriser le rôle stratégique des leaders data
Au cœur de l’initiative, trois profils émergent : les data leaders en charge de la gouvernance et du partage des données, les advisory leaders issus du conseil et des partenaires technologiques, et les thought leaders qui nourrissent le débat public.
Samia Boujatioui, Group Head of Data Management chez Coface, insiste sur la dimension opérationnelle et responsable de la transformation : « La data n’a de valeur que lorsqu’elle éclaire une décision, respecte les personnes qu’elle représente et s’inscrit dans le temps. Mon rôle de leader data est de créer les conditions pour que la donnée devienne un actif de confiance, utile et durable au service du business et de la société. »
Même exigence du côté de Yiu-Shing Pang, Data Sharing Manager chez UK Power Networks : « Les leaders data et leurs équipes doivent transformer les données en actions, en valeur et en résultats compréhensibles pour des collègues non spécialistes de la data. Cela implique de rendre la donnée facile à trouver pour les personnes comme pour l’IA, avec un niveau de risque maîtrisé et une qualité appropriée. »
Au-delà de la technique, la fonction elle-même évolue. Jean-Paul Otte, Data Strategy Lead chez Precisely, estime que « le rôle de Chief Data Officer est encore sous-évalué à l’heure actuelle dans beaucoup d’entreprises ». Il trace un parallèle avec la transformation du rôle des ressources humaines : « Il en ira de même pour les CDO », appelés à prendre une dimension toujours plus stratégique.
Une dynamique mondiale au service d’un futur data-driven
Data Voices revendique ainsi une portée internationale et sectorielle large, de la banque à l’énergie, en passant par l’industrie, le retail, la santé ou encore les collectivités. Cette diversité nourrit un débat autour de la valeur, de l’éthique et de la responsabilité.
Karen Bastien, co-fondatrice de WeDoData, y voit « un très bel exemple pour visibiliser la diversité de cette grande communauté de la data ». Elle rappelle que cette pluralité est « cruciale pour apporter au monde de la data du débat, de l’éthique et une exigence de transparence », à l’heure où l’usage des données par les algorithmes et l’IA soulève des questions essentielles.








