D’ici l’été, l’application France Identité sera acceptée dans les aéroports au moment de l’embarquement. Une nouvelle étape pour l’identité numérique française, jusqu’ici cantonnée à la SNCF et aux contrôles des forces de l’ordre.
L’entrée dans un environnement de vérification sensible
La Direction générale de l’aviation civile prévoit l’acceptation de France Identité au moment de l’embarquement dans les aéroports d’ici l’été. Jusqu’à présent, la pièce d’identité numérique n’était reconnue que par la SNCF et les forces de l’ordre.
Cette évolution change la nature de l’usage. Le dispositif n’est plus seulement mobilisé dans un cadre de contrôle ponctuel, mais dans une étape intégrée à un parcours de déplacement. L’identité numérique devient alors un élément du flux passager plutôt qu’un justificatif alternatif.
En revanche, l’application reste absente d’autres situations courantes. Elle n’est pas acceptée dans les transports en commun ni pour retirer un colis à La Poste.
Une application devenue portefeuille administratif
France Identité permet de stocker plusieurs titres officiels, sous réserve de posséder une carte nationale d’identité au format carte bancaire. L’utilisateur peut y ajouter son permis de conduire et la carte grise de son véhicule. L’application autorise également certaines démarches administratives, comme la procuration électorale ou la génération de justificatifs sécurisés.
3,6 millions de personnes l’utilisent aujourd’hui. Plus d’un million ont intégré leur permis de conduire et plus de 600 000 leur carte grise. L’application dépasse ainsi le rôle de simple preuve d’identité pour regrouper plusieurs documents administratifs dans un même support.
Un déploiement par périmètres d’acceptation
Depuis sa création en 2024, France Identité progresse par l’ajout de contextes où le document est reconnu. L’embarquement aérien constitue une nouvelle zone d’acceptation, plus exigeante que les précédentes.
Chaque ouverture ne modifie pas les fonctionnalités de l’application mais étend sa reconnaissance. Le développement repose donc moins sur l’ajout de services que sur l’augmentation des situations dans lesquelles l’identité numérique est considérée comme valable.








