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State of Java 2026 : montée de l’IA dans les applications et pression tarifaire sur Oracle Java

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Selon l’édition 2026 du State of Java Survey & Report d’Azul, menée auprès de 2 039 professionnels, deux tendances ressortent : une intégration accrue de fonctionnalités d’IA dans les applications Java et une accélération des migrations hors d’Oracle Java dans un contexte de préoccupations tarifaires. Le rapport met également en avant les enjeux liés aux coûts cloud et à la productivité DevOps.

Une intégration croissante de l’IA dans les applications Java

62 % des organisations interrogées déclarent utiliser Java pour coder des fonctionnalités d’IA, contre 50 % un an plus tôt. Par ailleurs, 31 % indiquent que plus de la moitié des applications Java développées dans leur entreprise intègrent désormais des fonctionnalités d’IA. Seules 2 % déclarent ne pas en intégrer.

L’usage d’outils de génération de code assistée par IA est généralisé parmi les répondants. 30 % affirment que plus de la moitié de leur code est généré par ces outils. ChatGPT arrive en tête des solutions citées (58 %), suivi de Gemini AI (51 %), Amazon Q (32 %) et Claude AI (31 %).

Interrogés sur les capacités jugées prioritaires pour que Java reste compétitif dans un environnement intégrant davantage d’IA, les répondants citent le support long terme des versions modernes (34 %), les fonctionnalités de sécurité intégrées (31 %), l’observabilité en temps réel (31 %), l’accès aux grands volumes de données (30 %) et l’intégration avec les grands modèles de langage (30 %).

Migration hors d’Oracle Java : une dynamique majoritaire

Le rapport souligne également un niveau élevé d’inquiétude concernant les coûts de licence d’Oracle Java : 92 % des répondants se disent préoccupés, dont 29 % extrêmement préoccupés. Seuls 7 % déclarent ne pas l’être du tout. Une inquiétude dont nous parlait Ian Whiting, Chief Revenue Officer d’Azul, en fin d’année dernière.

81 % indiquent avoir migré, être en train de migrer ou prévoir de migrer tout ou partie de leur parc vers une distribution OpenJDK non Oracle. 63 % envisagent une migration complète. Le coût est cité comme premier facteur (37 %), devant la préférence pour l’open source (31 %), l’incertitude liée aux évolutions de licence (29 %) et le risque d’audit (26 %). 21 % déclarent avoir déjà fait l’objet d’un audit Oracle Java.

Parmi les organisations ayant mené une migration complète, 72 % l’ont réalisée en moins d’un an, dont 44 % en moins de six mois. 84 % estiment que la migration s’est déroulée comme prévu ou plus facilement que prévu.

Cloud et DevOps : un enjeu d’optimisation

43 % des participants indiquent que plus de la moitié de leurs dépenses cloud (public, privé ou hybride) proviennent de charges de travail basées sur JVM. 97 % déclarent avoir pris des mesures pour réduire leurs coûts cloud au cours des douze derniers mois, et 41 % mentionnent l’utilisation d’une plateforme Java haute performance parmi leurs principales stratégies.

Malgré ces efforts, 74 % des organisations déclarent disposer de plus de 20 % de capacité de calcul inutilisée dans leurs environnements cloud publics.

Sur le plan opérationnel, 63 % des répondants indiquent que le code mort ou inutilisé affecte la productivité de leurs équipes DevOps. 56 % déclarent traiter des vulnérabilités Java (CVE) quotidiennement ou chaque semaine, contre 41 % en 2025. 30 % estiment que plus de la moitié du temps de leurs équipes est consacré à des faux positifs liés aux vulnérabilités.

« Java continue de démontrer sa durabilité et son importance stratégique alors que les entreprises traversent l’une des périodes les plus transformatrices de l’informatique moderne », commente Scott Sellers, cofondateur et CEO d’Azul.