Le 17 février prochain, La Rampe d’Échirolles accueillera la troisième édition d’AlpOSS. Porté par la Ville d’Échirolles, Belledonne Communications et OW2, l’événement s’impose comme un point de convergence pour un écosystème open source régional, en quête de structuration, et de souveraineté numérique.
Souveraineté numérique et IA : l’open source comme levier stratégique
Dans un contexte marqué par une dépendance croissante aux technologies propriétaires, AlpOSS entend replacer l’open source au cœur des stratégies numériques locales et nationales. L’édition 2026 assume clairement cet angle en mettant l’accent sur les enjeux de souveraineté numérique et d’intelligence artificielle.
Après une édition 2025 ayant réuni plus de 310 participants, la conférence change d’échelle. Le programme s’articule autour de plus de 55 intervenants, 13 grands thèmes et un format dense : 38 conférences, 11 flash talks, 13 présentations de solutions, une table ronde et six ateliers.
Les échanges aborderont des sujets structurants pour les organisations : souveraineté à différentes échelles territoriales, synergies entre briques logicielles open source, modèles économiques et gouvernance, intelligence artificielle, mais aussi virtualisation, gestion d’infrastructure et sécurité. Autant de thématiques qui positionnent l’open source non plus comme une alternative marginale, mais comme une composante stratégique des architectures numériques.
Structurer un écosystème local autour d’un projet commun
Au-delà du programme, AlpOSS revendique un rôle de catalyseur. L’ambition affichée est de structurer et dynamiser l’écosystème open source du bassin isérois en favorisant les échanges et les collaborations entre éditeurs, prestataires, collectivités, institutions et utilisateurs.
La Ville d’Échirolles, engagée dans l’usage et la promotion des logiciels libres, s’est associée à Belledonne Communications, société française fondée en 2010 par Jehan Monnier et Simon Morlat et spécialisée dans les solutions open source de communications en temps réel basées sur le protocole SIP, ainsi qu’à OW2, association internationale à but non lucratif fédérant une cinquantaine d’organisations et plus de 2 500 professionnels.
En réunissant une collectivité territoriale, une entreprise technologique et une communauté open source internationale, AlpOSS construit un modèle hybride où l’ancrage local rencontre une dynamique globale.
La troisième édition bénéficie du soutien d’un large réseau d’acteurs académiques, associatifs et industriels du territoire, parmi lesquels l’Université Grenoble Alpes, Inria, Adullact, LINAGORA ou encore Dalibo. Un maillage qui confirme que l’open source, dans ce territoire alpin, ne se limite pas à une posture technique mais s’inscrit dans une stratégie collective visant à consolider un écosystème numérique plus autonome et coopératif.








