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52% des développeurs programment pour les mobiles

Borland, filiale de Micro Focus  dédiée à la qualité et aux tests logiciels, publie les résultats de son second Baromètre du Développement Logiciel. Près de 300 professionnels travaillant pour des entreprises de toutes tailles  ont participé à l’enquête fin 2013.

Principales leçons de l’étude :

-la part des langages mobiles et de .Net s’accroît ;

-la maîtrise du concept de gestion du cycle de vie logiciel s’étend et concerne dorénavant plus des 2/3 des professionnels ;

– l’externalisation des développements tend à reculer par rapport à 2012.

 

Gérer le cycle de vie des applications : priorité aux test

 55,3% des répondants ont prévu un projet pour mieux gérer le cycle de vie de leurs applications d’ici à 12 mois, soit 12,6 points de plus qu’en 2012 (43%) ; pour 18%, ce projet sera même lancé dans les 6 prochains mois.

Les 3 domaines prioritaires concernés par ces projets changent un peu par rapport à 2012 :

– les tests arrivent en tête : 53,6% des répondants contre 38,7% en 2012 souhaitent les automatiser et 30,4% mieux les gérer ;

– la gestion de projets, qui arrivait en tête en 2012 avec 40%, est citée par 29% des

répondants ;

– puis vient l’intégration continue (24,6%).

Arrivent ensuite la gestion des exigences (24,6%), la gestion des livraisons (23,2%) les outils de programmation (18,8%) et la gestion des demandes (17,4%).

« Il est surprenant de voir que la gestion des exigences n’arrive qu’en 4ème position alors que seulement 21% des répondants l’ont à ce jour outillée », souligne Frédéric Miche, Architecte Solutions chez Borland. « Les entreprises utilisent encore largement les outils bureautiques pour formaliser leurs besoins et en suivre les évolutions. Il y a donc à ce titre une marge de progrès notable pour les équipes de développement. Rappelons les chiffres d’une étude récente publiée par Micro Focus : 48% des projets de développement et de tests externalisés échouent principalement faute d’une définition précise des exigences en amont et d’une vraie difficulté à prendre en compte les changements demandés en cours de projet. »

 

Objectif premier : satisfaire les utilisateurs

 Les bénéfices attendus des projets liés au développement logiciel restent similaires à ceux notés en 2012 :

– améliorer la satisfaction des utilisateurs (48,4% des répondants en 2013 contre 50% en 2012) en livrant dans les temps les applications demandées (30,1%) et en ayant la capacité à la fois de les adapter rapidement aux besoins métier (30,9%) et de mieux gérer les risques (35%) ;

– accroître la qualité des livrables (48% contre 47% en 2012) afin de réduire les bugs ;

– automatiser les processus (44% des répondants), notamment pour que les équipes soient plus productives (43,90% contre 44,35% en 2012) et collaborent plus (le manque de collaboration des équipes ayant été souligné cette année par 13,8% des répondants).

 

Mobilité, HTML 5 et .NET en tête

La mobilité devient un élément clé du développement logiciel : 52% des répondants disent développer des applications pour les mobiles.

52% privilégient HTML5 comme langage de programmation et 38,2% d’autres codes spécifiquement dédiés au développement d’applications mobiles.

 Pour autant, les pratiques traditionnelles du développement logiciel se maintiennent :

– les ordinateurs restent l’interface privilégiée, partagée par tous les professionnels du

développement (99,2% des répondants) ;

-les  « écrans verts » ne sont utilisés que par un utilisateur sur 7 (15,4%).

– Quant aux langages de programmation, Java et .Net comptent toujours pour plus de 60% dans les citations des professionnels interrogés (61 % pour Java contre 60% en 2012 et 64,2% pour .Net contre 48% en 2012).

 

68% d’open source !

 L’open source s’impose en tête des outils connus par les professionnels, avec une plus grande proportion de répondants qui le citent : 68,3% en 2013 contre 40% en 2012 !

Côté technologies propriétaires, le quarté de tête reste identique à celui de 2012 : Microsoft reste l’éditeur le plus identifié avec 68,3% des répondants, suivi d’HP (49,6%) puis ex-aequo d’IBM (48,8%) et de Micro Focus – Borland (48,8%).

Lorsque l’on regarde les technologies utilisées, l’open source devance de loin les autres technologies : 47,2% des répondants le citent, contre 26,8% qui disent utiliser Microsoft, 20,3% HP, 13,8% Micro Focus – Borland et 11,4% IBM.

 

Moins de développement spécifique, externalisation minoritaire

 On note également une progression de la part des progiciels face au développement spécifique, certainement liée à la fois à l’amélioration constante de la qualité des produits et à une plus grande pénétration du marché des PME/SME.

Avec 60% des répondants qui ne sous-traitent que peu, ou pas du tout leurs développements, à des partenaires externes, le recours à l’externalisation reste minoritaire. On note même une légère tendance à réinternaliser certains développements (30% des répondants ne sous-traitent rien contre 24% l’an dernier).

 

70% de méthodes agiles

Pour les développements opérés en interne, 70,7% des répondants disent avoir recours à des méthodologies Agile, citant en majorité SCRUM (69,3%) et des méthodologies maison (50,7%).

Cette année, 30% des répondants ont noté l’accélération du Time-to-Market parmi les bénéfices de la mise en oeuvre d’une pratique de gestion du cycle de vie logiciel – ils étaient 20% en 2012.

 68,3% des répondants s’estiment familiers du concept de gestion du cycle de vie des applications – seuls 6,5% ne cernent pas du tout ce qu’il recouvre. La progression par rapport à 2012 est notable (seuls 42% des répondants connaissaient le sujet l’an dernier) et atteste de la maturité acquise par le marché sur ce sujet, notamment en lien avec les actions des cabinets d’analystes, des intégrateurs, des éditeurs de logiciels et des médias.

 

Jean Kaminsky