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Ransomware : une variante linux de KillDisk ne vous rendra jamais vos fichiers…

Après Windows, KillDisk, un malware utilisé par le groupe BlackEnergy, chiffre les machines Linux. Mieux vaut ne pas payer l’importante rançon exigée – 250 000 dollars en Bitcoins -, car KillDisk ne vous rendra jamais vos fichiers déchiffrés.

Le malware qui aura réussi à chiffrer vos fichiers est ainsi conçu : les clés de déchiffrement ne sont ni stockées ni envoyées, ce qui signifie que vous ne récupérerez jamais vos fichiers, même si vous avez payé la rançon exigée. C’est l’une des découvertes des chercheurs de l’éditeur de sécurité Eset. Le logiciel malveillant envoie ce début de message : « Nous sommes désolés… » puis demande que la victime paie une rançon exceptionnellement importante pour retrouver ses fichiers cryptés, soit 222 Bitcoins, ce qui correspond approximativement à 250 000 dollars à ce jour.

Si jusqu’à présent les variantes de KillDisk s’en prenaient à Windows, elles s’attaquent dorénavant à Linux, en infectant possiblement, indique Eset, à la fois les postes de travail et les serveurs afin d’amplifier les conséquences.

KillDisk

KillDisk sous Linux
Variantes Windows (premier message en orange) ou Linux (ci-dessus), le message est identique, demandant la même somme d’argent, indiquant les mêmes adresse Bitcoin et email de contact.

 

« L’exemple de KillDisk prouve une fois de plus que le paiement de la rançon ne doit pas être considéré comme une option. Négocier avec des cybercriminels ne vous confie aucune garantie quant à la récupération de vos données : dans ce cas précis, les pirates n’ont jamais eu l’intention de tenir leur promesse », explique Robert Lipovský, Senior Researcher chez Eset, qui précise néanmoins que, pour la seule variante Linux, la récupération des données est possible, bien que difficile, ayant repéré une faiblesse dans la technique de chiffrement…

KillDisk est un malware utilisé par le groupe BlackEnergy qui a provoqué une importante panne d’électricité en Ukraine en décembre 2015. Récemment, les chercheurs d’Eset ont détecté des campagnes de KillDisk contre différentes cibles du secteur financier ukrainien en décembre 2016. Depuis, les attaques de cybersabotage se sont poursuivies, en ayant cette fois-ci pour cible le secteur du transport maritime.

En ce qui concerne la découverte décrite ici, Robert Lipovský ne pense pas qu’il s’agit d’une vraie campagne, compte tenu de la somme élevée demandée – ce qui entraîne une faible probabilité que les victimes paient –  et de l’absence de moyen efficace mis en place par les attaquants pour décrypter les fichiers. Cela ressemble plus à un coup limité, assure-t-il.

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