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Pannes réseaux : un manque à gagner de 68 438 € par an

Les pannes et la complexité des réseaux engendrent non seulement une perte de chiffre d’affaires mais aussi des licenciements !

Les vulnérabilités des réseaux traditionnels coûtent cher aux entreprises en termes de perte de chiffre d’affaires, de croissance et d’emplois. C’est ce qu’il ressort d’une enquête réalisée pour le compte d’Avaya auprès de moyennes et grandes entreprises à travers l’Europe. 81 % des professionnels interrogés ont connu une panne réseau causée par des erreurs du personnel informatique lors de modifications apportées à la configuration du cœur de réseau. De fait, l’enquête révèle que près d’une panne réseau sur cinq (18 %), au cours d’une période de 12 mois, est imputable à de telles erreurs. Cette proportion varie cependant grandement suivant les pays : alors qu’elle dépasse un quart (26 %) en Scandinavie, elle atteint à peine 11 % en Italie.

Des conséquences financières

77 % des entreprises victimes de pannes à la suite d’erreurs dans le cœur de réseau ont subi en moyenne un manque à gagner de 68 438 € sur une année. 44 % des entreprises européennes citent également une dégradation de la productivité et une perturbation de l’activité ou encore des retards touchant d’autres projets informatiques (40 %) comme principales conséquences des pannes résultant d’erreurs. 30 % d’ente elles ont directement souffert d’une interruption de leur chaîne logistique.

Une carrière peut aussi nettement en pâtir : en moyenne, près d’une entreprise sur cinq a licencié un membre de son personnel informatique après une panne réseau. L’Espagne et en l’Allemagne sont encore plus sévère : une entreprise sur quatre a licencié dans ce cas.

Des modifications trop lentes

L’enquête indique par ailleurs que les entreprises patientent près d’un mois (29 jours) en moyenne avant de pouvoir apporter les modifications nécessaires à leur réseau. La moyenne européenne étant de 13 modifications par an, cela signifie que les entreprises peuvent devoir attendre près de 54 semaines, soit un peu plus d’un an, des améliorations susceptibles de contribuer à leur croissance, à l’augmentation de leur productivité et de leurs ventes ainsi qu’à optimiser leur capacité d’analyse. Parmi les pays étudiés, la Russie se distingue par la durée d’attente la plus longue, soit 37 jours, contre 14 pour l’Espagne et 16 pour l’Allemagne. A peine 2 % des entreprises européennes déclarent n’avoir jamais eu à attendre une fenêtre de maintenance adéquate, tandis qu’une écrasante majorité (98 %) fait état de retards affectant, pour cette raison, des modifications et améliorations indispensables à leur activité.

En outre, selon les résultats de l’enquête, 94 % des entreprises européennes sont pénalisées par la complexité de leur réseau, qui restreint les possibilités et les fenêtres de déploiement, la productivité (41 %), la gestion documentaire (39 %) et la sécurité des mobiles (35 %) venant en tête des conséquences citées.

Juliette Paoli