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Outils numériques et vie privée : 41% des entreprises ne régulent pas leur usage

Une étude met en avant l’impact des outils numériques professionnels sur les salariés. De la flexibilité, mais un débordement sur la vie privée…
 

A l’occasion de la cérémonie de remise des prix de l’Association Nationale des DRH (ANDRH), qui a eu lieu le 22 novembre dernier à Station F, la société Eléas a dévoilé en avant-première les résultats de son étude mettant en avant l’impact des outils numériques professionnels sur les salariés. Cette étude a été réalisée en octobre dernier auprès de 1 100 personnes par Opinion Way, pour le cabinet spécialisé dans la qualité de vie au travail et la prévention des risques psychosociaux. Premier constat, une connexion qui ne cesse de s’intensifier : 75 % des salariés interrogés déclarent passer plus de trois heures par jour devant un écran contre 67 % en 2016 lors de la précédente enquête.

Le droit à la déconnexion, nouveau challenge des DRH

« 45% des répondants perçoivent ces outils comme les vecteurs d’une certaine forme de progrès dans le sens où ils leurs apportent davantage de flexibilité dans leurs horaires de travail« , a déclaré Eric Goata, directeur d’Eléas. 14% n’apprécient cependant pas cette flexibilité et 14% ne la perçoivent ni ne la souhaitent.
Selon le directeur d’Eléas, un certain nombre de situations méritent une attention particulière.  » En premier lieu, un sentiment diffus d’infobésité (39%) associé à ses outils ainsi que l’impression de ne pas avoir le temps de traiter toutes les informations qu’ils véhiculent (27%)« . Ce trop grand flux de données crée un état de fatigue chez 43% des salariés et engendre aussi stress et diminution des capacités de concentration.

Des pauses réclamées par les salariés

« Le deuxième point à souligner est l’effet de débordement des outils numériques sur la vie privée, a déclaré Eric Goata. 47% des salariés disent utiliser leurs outils professionnels numériques le soir, 45% le week-end et 35% pendant les vacances« .
Force est cependant de le constater, 41% des entreprises n’ont, selon l’étude, pas encore mis en place de dispositifs spécifiques pour réguler leur usage. En revanche, 23% ont conçu des chartes de bonne pratique des mails, 16% ont créé des règles de déconnexion et 13% obligent leurs salariés à faire une ou plusieurs pauses dans la journée.
Ces pauses sont citées par 45% des salariés comme étant le plus à même de diminuer leur stress. « Il pourrait être intéressant d’introduire durant ces temps de repos des approches permettant aux salariés de préserver leurs ressources cognitives, estime Eric Goata. En développant les capacités de focalisation (augmentation du niveau de concentration), de ressourcement (récupération psychique) et de tri et hiérarchisation mentale des données ».

 

Auteur : Patricia Dreidemy

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