Accueil Formation Formation – Global Knowledge, « la passerelle pour la transformation des entreprises »

Formation – Global Knowledge, « la passerelle pour la transformation des entreprises »

Comment augmenter les connaissances pour développer des compétences qui épousent les changements de l’entreprise ? Et cela, alors que tout bouge de plus en plus vite aujourd’hui. Solutions Numériques a interviewé Renaud Daussy, directeur général chez Global Knowledge.

Global Knowledge, partenaire de référence en formations IT – de Microsoft à Cisco en passant par IBM, VMware ou Amazon -, est un baromètre intéressant de la transformation numérique des entreprises, alors que l’obsolescence des connaissances s’accélère, les géants IT étant passés de produits à des solutions puis à des services, qui eux-mêmes changent et se complètent d’un mois à l’autre.

Un moyen de compétitivité
Renaud Daussy

Les compétences en technologies sont aujourd’hui partout dans l’entreprise. La gestion de la donnée, ce n’est pas que de l’IT, mais du commerce, du marketing, des RH, de la finance… Elles deviennent un moyen de compétitivité. Si une entreprise sait fournir un service rapidement, elle sait gagner des clients, améliorer sa marge… Il faut connaître ses capacités pour mieux conduire sa stratégie. Global Knowledge est la passerelle, grâce à la formation, pour accéder aux nouveaux métiers et aux composantes des métiers, comprenez l’automatisation de certaines tâches, à faible valeur ajoutée, de ces derniers. Il faut aussi former à des savoir-faire et savoir-être. Les consultants, même en informatique, deviennent des ambassadeurs d’entreprise, des avant-vente. Ils doivent donc savoir écrire, se présenter, etc.

« Les compétences en technologies deviennent un moyen de compétitivité »

Les enjeux prioritaires 

Global Knowledge a deux angles prioritaires : les certifications (IT, gestion de projet, Itil…), qui dit ce que vous savez faire, nonobstant le diplôme et l’expérience que vous avez acquis avant, et qui sont reconnus partout dans le monde. Cette partie représente plus de 60 % de notre business. La seconde priorité est la lecture métier : quels sont les métiers stratégiques et les composantes de ces métiers que l’entreprise a identifiés et sur lesquels elle voudrait investir. Le data analyst est-il stratégique pour elle ? Si oui, nous avons des chemins de formation qui y mènent. Sur le Cloud, nous avons énormément de demandes autour de l’architecture et du développement. Le Cloud représente entre 20 et 25 % de notre CA, avec une croissance de 30 % entre les deux dernières années, et avec une forte demande sur les deux acteurs majeurs Amazon et Microsoft.

Rapprocher formation initiale et continue

En France, on a la chance d’avoir un excellent bagage de formations initiales. On a de très bonnes écoles, de très bons ingénieurs et universitaires, ce qui est une des clés pour le développement de l’IA, du Cloud, de la cybersécurité, etc. Nous avons des projets de rapprochement avec des écoles d’informatique et de commerce, qui ne sont pas encore finalisés, pour leur apporter par exemple en fin de cursus la certification, « up to date ». Les étudiants sont immédiatement opéationnels. C’est un rapprochement structurel. Nous pouvons délivrer aujourd’hui un niveau I (Bac +5) inscrit au RNCP (répertoire national des certifications professionnelles).

« Nous avons des projets de rapprochement avec des écoles d’informatique et de commerce »

Les spécificités, les développements de GK

Nous sommes 1 500 personnes dans le monde, dont la moitié en Europe. En tant que société de culture américaine, c’est bien d’avoir une connexion avec les grands éditeurs, qui sont pour la plupart aux Etats-Unis, et d’être très présents en Europe, Moyen-Orient et Afrique, qui ont des spécificités. En France, qui est la plus grosse filiale au sein d’EMEA ( 25 millions d’euros de CA), nous sommes plus de 120 personnes et formons entre 18 000 et 19 000 stagiaires par an. On croit aux sujets que nous dispensons nous-mêmes. On fait peu appel aux freelances, contrairement aux concurrents. Nous avons une cinquantaine de formateurs salariés, avec 70 % des formations qui sont en cours classiques. Il en reste 30 pour le « Blended Learning » (NDLR : e-learning, video Learning, video game, Mooc, coaching, etc.). L’e-learning, avec des contenus prémâchés sur étagère, même s’il peut apporter des connaissances en partie, ne remplacera jamais le pédagogue. En général, le taux de réussite d’une certification classique est de 80 à 90 %. Il passe de 3 à 4 pour 1 000 avec une formation 100 % digitale.

« Nous formons entre 18 000 et 19 000 stagiaires par an »

Nous allons développer des sujets autour de l’IA en complément de ceux des éditeurs. Ils pourraient passer par l’acquisition de structures existantes. Nous réfléchissons également à développer des formations autour de la valeur des services pour les managers. Nous envisageons aussi de nous rapprocher des bassins porteurs (Renne, Nantes, Lille, la région Rhône-Alpes…), en ouvrant des bureaux ou à travers des partenariats.

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