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Emploi : le boom des candidatures par mobile en 2018

Selon l’enquête annuelle* sur la recherche d’emploi et le recrutement d’HelloWork, éditeur des sites web RegionsJob, ParisJob, Cadreo et BDM/job, 54 % des actifs postulent depuis leur smartphone contre 22 % en 2017.

« Jusqu’en 2017, le mobile était essentiellement utilisé pour consulter les offres d’emploi, affirme David Beaurepaire, directeur délégué à la stratégie d’HelloWork. Cette année, l’acte de candidature sur smartphone est rentré dans les moeurs. C’est très lié aux évolutions technologiques. Ce n’était pas très simple voilà encore trois ans mais on dispose maintenant d’environnements techniques qui facilitent la candidature via mobile ainsi que sa réception et son traitement par les recruteurs ». Il est désormais possible de répondre rapidement à une annonce sur un site d’emploi par un simple clic dès lors qu’on y a enregistré son CV.

David Beaurepaire

David Beaurepaire y voit cependant un inconvénient : « le niveau d’engagement n’est pas le même dans ce qui est presque devenu un « acte de consommation ». Il appartient donc aux recruteurs de se montrer réactifs en fonction des profils et de donner envie aux postulants de rejoindre leur entreprise, le candidat pouvant facilement se positionner sur plusieurs offres dans un temps plus court ». D’après lui, les actifs candidatent moins sur mobile pour les postes à responsabilités, prenant davantage le temps de réfléchir et de personnaliser leur candidature.

Pour offrir une expérience candidat enrichie dès l’offre d’emploi, 34 % des recruteurs publient des annonces augmentées avec des photos et vidéos de leurs locaux et de leurs collaborateurs, apprend-on parmi les autres enseignements de l’enquête. Une façon de proposer aux candidats une réelle immersion et de leur faire découvrir la culture de leur entreprise. Les postulants estiment d’ailleurs à 59 % que ces annonces enrichies jouent un rôle, important ou modéré, dans leur décision de répondre à une offre.

Les chatbots sont peu utilisés, mais la visioconférence se généralise

La percée des chabots dans le processus de recrutement est encore timide. Malgré le buzz qui les entoure depuis quelques temps, il ne sont dans la réalité utilisés que par 9 % des actifs, qui sont 60 % à ne pas savoir ce dont  il s’agit. Côté recruteurs, seuls 3 % ont déjà testé le concept. « Beaucoup d’entreprises ignorent ce qu’il y a derrière un chatbot, confie David Beaurepaire. C’est encore un domaine très émergent dont il faut également mesurer l’efficacité dans le temps : le chabot a-t-il répondu aux questions des candidats, amélioré son expérience et sa candidature, et au final, permis à l’entreprise de recruter plus de candidats et de meilleurs éléments ? ».

La vidéo s’avère plus fortement présente dans le quotidien des recruteurs : 17 % utilisent un service d’entretien vidéo différé pour la préqualification des candidats et 18 % y songent. Mais les questions pré-enregistrées peuvent être une limite, car elles « ne permettent pas au recruteur de rebondir », estime David Beaurepaire. Quant à la visioconférence pour les entretiens à distance, les recruteurs sont 75 % à en faire usage, souvent ou parfois, tant elle peut remplacer avantageusement un entretien téléphonique.

 

* Réalisée entre le 19 octobre et le 7 novembre 2018 via un questionnaire en ligne auprès d’un échantillon de 2 640 individus représentatif de la population active (= en poste ou en recherche d’emploi) des 15-64 ans résidant en France métropolitaine (base INSEE 2014), selon les critères socio-démographiques (sexe, âge et région) et auprès de 314 recruteurs (DRH, dirigeants, chargés de recrutement…)

 

Auteur : Patricia Dreidemy

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