Accueil Cybersécurité Piratage d’une banque au Canada : 4,2 millions de clients finalement concernés

Piratage d’une banque au Canada : 4,2 millions de clients finalement concernés

(AFP) – La banque canadienne Desjardins, qui a vu les données personnelles de millions de ses clients dérobées par un de ses employés en juin, a annoncé vendredi que tous les clients particuliers, soit 4,2 millions de personnes, sont finalement concernés.

« La Sûreté du Québec (police provinciale, ndlr) nous a informé que cette fuite de renseignements personnels concerne un nombre plus élevé que celui qui a été communiqué en juin… ce sont les 4,2 millions, donc tous les membres particuliers, qui sont touchés« , a déclaré Guy Cormier, PDG de la banque, lors d’une conférence de presse.

Desjardins propose désormais à tous ses membres un service de surveillance des fraudes en partenariat avec le cabinet d’évaluation de crédit Equifax, qui avait lui-même fait l’objet d’une fuite massive de données en 2017 ayant touché 147 millions de personnes, principalement aux Etats-Unis. Si les clients « ont besoin d’un accompagnement personnalisé, on a des avocats et des psychologues, des gens qui peuvent les accompagner s’il y a vol d’identité. S’ils ont des frais personnels à débourser par rapport à restaurer une identité, nous serons prêts à rembourser jusqu’à 50 000 dollars« , a précisé M. Cormier.

En juin, la première banque coopérative du Canada, et cinquième du monde, avec 304 milliards de dollars canadiens (204 milliards d’euros) d’actifs pour quelque sept millions de clients concentrés surtout au Québec, avait annoncé que 2,9 millions de membres avaient vu leurs informations personnelles dérobées et communiquées à des tiers. En particulier, le piratage portait sur le nom, le prénom, la date de naissance, le numéro d’assurance sociale, l’adresse, le numéro de téléphone, le courriel « ainsi que certains renseignements » portant sur les « habitudes transactionnelles » et les « produits » bancaires détenus par les clients chez Desjardins.
L’employé soupçonné d’avoir volé les données avait été interrogé par la police puis relâché, mais aucun détail supplémentaire n’a été communiqué.