Accueil Le travail à distance, jamais sans mon cyber sac à dos

Le travail à distance, jamais sans mon cyber sac à dos

Entre autres incidences du Covid-19, il a fallu passer d’urgence au télétravail. Ce qui a signifié rendre ses employés autonomes, répondre aux besoins des clients et assurer la continuité des activités.

 

Le basculement massif et soudain vers le télétravail a pris de très nombreuses entreprises au dépourvu. En France, elles étaient seulement 23 % à être prêtes à une telle éventualité, d’après une étude mondiale sur l’avenir du travail, menée par la société de recherche indépendante Vanson Bourne pour Xerox auprès de 600 décideurs informatiques et dirigeants d’entreprises. Si les entreprises françaises souhaitent depuis la fin de l’été voir les collaborateurs revenir au bureau, une majorité (55 %) d’entre elles souhaitent aussi permettre le télétravail de leurs équipes quand c’est possible dans un futur proche (seulement 6 % y étant opposés). La fiabilité et la sécurité des réseaux et des données restent une forte préoccupation, tout comme le besoin d’outils collaboratifs. Car les participants à l’enquête ont fait état de difficultés causées par la transition soudaine vers le travail à distance, 72% d’entre eux déclarant qu’ils n’étaient pas entièrement préparés du point de vue technologique. Outre la technologie (29 %), le point qui a posé le plus de problèmes pendant la période de travail à domicile a été la rupture de communication entre les équipes/employés (26 %).

La pandémie met en évidence des lacunes technologiques

Les injonctions soudaines de rester à la maison ont rapidement révélé des lacunes technologiques. La transition rapide vers le travail à distance a été difficile pour la plupart des entreprises, seules 28% d’entre elles déclarent être parfaitement préparées et 29% citent la technologie comme leur principal point faible. Parmi les pays interrogés, la France est le pays le moins bien préparé à une transition soudaine vers le travail à distance. En ce qui concerne la technologie, les participants ont déclaré que leurs principaux défis étaient l’assistance informatique à distance (35%), les solutions de flux de travail inadéquates (27%), le manque d’outils de communication et de collaboration (22%) et, de façon plus générale, le manque de solutions Cloud (10%).

Où investissent et investiront les entreprises ?

En raison de ces lacunes technologiques révélées par la présence d’une main-d’œuvre majoritairement à distance, 70% des décideurs informatiques dans le monde réévaluent leurs dépenses budgétaires. Où investissent ou investiront les entreprises ?

– Dans les ressources technologiques à distance (55 %) ou dans un mélange de ressources à distance et de ressources internes (40 %).

– Dans les logiciels Cloud (65 %)

– Dans l’informatique à distance (63 %)

– Dans ’assistance et les logiciels de collaboration (52 %).

On voit donc bien que le Cloud a ou aura une part prépondérante pour répondre aux nouveaux besoins. Qu’il s’agisse de DaaS, ou Desktop as a Service, (voir article Le poste de travail dans le Cloud, la solution pour le travail à distance ?), d’outils collaboratifs dans le Cloud ou de la mise en place d’une véritable Digital workplace (voir article Les nouveaux défis de l’espace de travail numérique), les entreprises s’outillent.

 


Des solutions à venir pour les agents publics

85 % des agents de l’Etat ne disposent pas des moyens de se connecter à distance à leur poste de travail. La direction du numérique de l’Etat (Dinum) planche donc sur un ensemble de services pour permettre aux agents publics de télétravailler, Lors du confinement, « on s’est retrouvé du jour au lendemain avec quelques centaines de milliers d’agents chez eux, là où les réseaux et les plateformes d’accès à distance étaient plutôt dimensionnés pour quelque dizaines de milliers de connexions simultanées », a expliqué le directeur interministériel du numérique Nadi Bou Hanna.

Depuis juillet, la Dinum identifie et labellise des solutions technologiques pour « faire en sorte que tous les agents puissent accéder à un bouquet commun de services, quelle que soit leur situation logistique ».

A commencer par la visioconférence – la plateforme de l’Etat baptisée Webconf assure une centaine de visioconférences en simultané aujourd’hui – ou Tchap, la messagerie instantanée assurant le chiffrement des conversations, dont le nombre d’utilisateurs (160 000 fin août) a plus que doublé depuis mars. Entre 50 et 80 outils devraient être labellisés d’ici à la fin 2022, dont 10 prototypes réalisés par la Dinum.