En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour recueillir vos informations de connexion, collecter des statistiques en vue d'optimiser les fonctionnalités du site et adapter son contenu à vos centres d'intérêt.
En savoir plus et paramétrer les cookies Accepter
Comparateur de logiciels de gestion
Avec notre comparateur en ligne, trouvez en quelques clics la solution à votre besoin
agenda
Agenda
Solutions IT
  • 29/03/2017
    Documation 2017, les 29 et 30 mars

    Documation 2017 fera la part belle au « Digital Workplace »,selon l’angle de la sécurité, de la mobilité, du…

    en détail En détail...
Appels d'offres en cours
Data4_Mars 2017_Leaderboard 1 v2

Le réseau complexe du jeu de go

GlobalKnowledge_Devops_pave

Des ordinateurs capables de battre les meilleurs joueurs de go ? C'est encore impossible mais la donne pourrait bientôt changer grâce aux travaux de deux théoriciens du CNRS des laboratoires de physique théorique (Université Toulouse III-Paul Sabatier/CNRS) et de physique théorique et modèles statistiques (Université Paris-Sud/CNRS). Pour la première fois, ils ont appliqué la théorie des réseaux à un jeu de stratégie. Leurs résultats, publiés dans la revue Europhysics Letters, devraient améliorer les futurs programmes de simulation.

L'étude des réseaux complexes a connu un intérêt grandissant au cours des dernières années, notamment en raison du développement des réseaux de communication et d'information. Ce nouveau champ de recherche se révèle très utile pour la description des systèmes complexes tels que les réseaux sociaux ou Internet. Par exemple, si on applique la théorie des réseaux à Internet, chaque page est un nœud et les liens hypertextes sont les liens entre les nœuds. Cependant, une telle approche n'avait jamais été envisagée pour l'étude des jeux de stratégie comme le go ou les échecs. Ces jeux, riches d'une très longue histoire et forts de millions de joueurs dans le monde, sont très difficiles à modéliser. En effet, les ordinateurs ne sont capables de battre des champions d'échecs que depuis une quinzaine d'années seulement, tandis que le niveau des professionnels reste encore inaccessible aux meilleurs programmes de go actuels.

A partir d'une base de données comportant près de 5 000 parties jouées par des professionnels et amateurs du jeu de go dans des tournois internationaux, Bertrand Georgeot du laboratoire de physique théorique (Université Toulouse III-Paul Sabatier/CNRS) et Olivier Giraud du laboratoire de physique théorique et modèles statistiques (Université Paris-Sud/CNRS) ont appliqué la théorie des réseaux à ce jeu de stratégie. Ils ont construit un graphe dont les nœuds sont les motifs locaux du plateau de jeu et les arêtes (qui représentent les liens) reflètent la succession des coups. Ainsi, ils ont capturé une partie de la stratégie locale du jeu. Dans ce jeu où les joueurs placent leurs pierres aux intersections d'un quadrillage de 19 lignes par 19 (soit 361 intersections), les chercheurs ont étudié des motifs locaux de 9 intersections. Ils ont montré que la distribution statistique de la fréquence de ces motifs est une loi de Zipf, semblable à la distribution de fréquence des mots dans une langue.

Le réseau du jeu de go présente des caractéristiques proches de celles d'autres réseaux ! réels (réseaux sociaux ou Internet) mais il montre également diverses propriétés spécifiques. Si les programmes de simulation les plus récents intègrent déjà des données statistiques issues de parties réelles mais à un niveau encore rudimentaire, ces nouveaux résultats devraient permettre une meilleure modélisation de ce type de jeux de plateau.

A partir de leur graphe, les chercheurs ont obtenu ces motifs (de 9 intersections chacun) qui montrent les coups les plus fréquents ou regroupent des coups stratégiques (il s'agit de motifs sur lesquels se localisent les vecteurs propres associés à trois grandes valeurs propres de la matrice d'adjacence pondérée du graphe). La 1ère ligne correspond aux dix motifs les plus fréquents dans le jeu de go. La 2ème ligne i sole des motifs dont la plupart correspondent à une situation bien connue dans le jeu de go : le Ko (éternité). Quant à la 3ème ligne, la majorité de ses motifs correspond à des situations où des chaînes de pierres se connectent. Noir joue à l'emplacement de la croix.

Source :  Europhysics Letters (EPL)

Auteur : Frédéric Mazué

Notez cet article

Laisser un commentaire

Maîtriser l’Hybrid IT

Découvrez comment non seulement maîtriser et optimiser votre Hybrid IT entre cloud public, cloud privé et informatique traditionnelle.

Télécharger l'Etude l’étude DCD intelligence, avec Data4

Sondage

Vos projets Démat et GED en 2017

Voir les résultats

Loading ... Loading ...
Nos derniers dossiers
Témoignages
Juridique
  • Sites de rencontre : attention aux données sensibles

    Par Garance Mathias, Avocat à la Cour (www.avocats-mathias.com). A la suite de contrôles effectués en octobre 2014,…

    > En savoir plus...
Paroles d'experts
Paroles
d'experts
  • Activisme politique et appât du gain : 2017 ou l’année des failles de données de grande ampleur

    En 2017, nous devrions assister à des cyberattaques de plus en plus complexes et furtives,…

    > En savoir plus...
Etudes/Enquêtes
  • La France dans le top 5 des pays à l'origine de cyberattaques

    Au cours du dernier trimestre 2016, la France s'est positionnée dans le top 5 des…

    > En savoir plus...
newsletter
Inscription Newsletter

Restez informé. L’abonnement à la newsletter est gratuit.

> Abonnement
Iron Mountain_RAP_skycraper
Agenda
livres blancs
Les Livres
Blancs
  • Guide pratique Advanced Thread Protection (ATP)

    > Voir le livre
  • Etes-vous en conformité avec les nouvelles règles européennes et l’ « état de l’art »…

    > Voir le livre
GlobalKnowledge_Devops_skycraper