Accueil Emploi Des jeunes ultramarins formés dès la rentrée gratuitement aux métiers du numérique

Des jeunes ultramarins formés dès la rentrée gratuitement aux métiers du numérique

Une formation gratuite à destination des jeunes ultramarins pour devenir intégrateur web va voir le jour à la rentrée en métropole, pour leur permettre de trouver ensuite un emploi, prioritairement en Outre-mer, dans l’économie numérique qui peine à recruter.
Le projet, qui a obtenu le label de la Grande école du numérique, a fait l’objet d’une convention, signée mercredi entre l’Agence de l’Outre-mer pour la mobilité (Ladom, sous tutelle des ministères des Outre-mer et du Budget), l’école du numérique Webforce3, le think tank Métamorphoses Outremer (lié au site d’actualités Outremer 360) et la Fédération des entreprises d’Outre-mer (Fedom).
Elle permettra dès la rentrée, à 100 jeunes ultramarins (soit 20 jeunes issus de Guadeloupe, Martinique, Guyane, Mayotte et La Réunion), notamment à la recherche d’un emploi ou décrocheurs, sélectionnés sur un test de logique et leur motivation, de se former en trois mois aux métiers de développeur-intégrateur web au sein des centres de formation WebForce3.

Les jeunes seront placés en entreprise

A l’issue de cette formation diplômante, ces jeunes seront accompagnés « jusqu’à leur placement dans une entreprise, prioritairement dans leur territoire d’origine », précise la convention. Le projet, à l’initiative de Luc Laventure, président de Métamorphoses Outremer, prévoit à terme l’implantation dans les Outre-mer de sept écoles sur le même modèle, pour permettre aux jeunes ultramarins de se former sur place sans devoir forcément se rendre dans l’hexagone. Deux écoles (à la Martinique et à la Réunion) devraient déjà être créées à la rentrée, les autres (en Guadeloupe, en Guyane, à Mayotte, en
Nouvelle-Calédonie et en Polynésie française) devraient ouvrir fin 2016 ou au début 2017.

20 000 offres d’emplois dans le secteur de l’économie numérique, en pleine
croissance, sont non pourvues chaque année faute de candidats formés.

 

Auteur : la Rédaction avec AFP